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Armoiries de l'Helvétia vaudoise.
 
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Silhouette d'un Helvétien, vers 1850.

 

L'Helvétia vaudoise est une des descendantes directes des "nationes" du moyen-âge. Ces "nationes" regroupaient dans les premières universités les étudiants originaires de la même région. Leurs héritières, les "Landmannschaften" essaimèrent dès le 16ème siècle dans les universités allemandes. Elles empruntèrent à la noblesse de l'époque un certain nombre de signes distinctifs qui caractérisent encore de nos jours les sociétés d'étudiants: le port du couvre-chef, du ruban et de l'épée. Les Landsmannschaften furent au 18ème siècle influencées par les ordres estudiantins proches de la franc-maçonnerie qui apportèrent nombre de leurs traditions, tel le principe de la société à vie.

1817 vit la création de la Deutsche Burschenschaft, société animée par des idéaux patriotiques et nationalistes, qui voulait créer une Allemagne unie à partir de cet ensemble d'états indépendants et hétérogènes qui la composaient jusqu'alors.

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Drapeau central l'Helvétia de 1851 repris à la Société de Zofingue en 1873. Il orne aujourd'hui la salle de réunion de la Maison helvétienne.

En Suisse la situation était comparable, aussi en 1819, se créa la société de Zofingue dont le but était de réunir l'ensemble des étudiants suisses et d'oeuvrer pour le rapprochement des cantons et la création d'une "nation suisse". Mais le conservatisme de Zofingue ainsi que l'action de certaines de ses sections lors des troubles de Bâle (où les Zofingiens avaient pris le parti de la ville contre la campagne) et de Neuchâtel (où ils combattaient au côté des royalistes) poussa certains étudiants proches du parti radical, qui venait de se créer à la gauche du parti libéral, à quitter Zofingue. Réunis les 11 et 12 juin 1832 à Hitzkirch, ils fondèrent l'Helvétia.

 

La section vaudoise vit le jour le 6 juin 1848. Elle sera rapidement impliquée dans les nombreux troubles qui agitaient alors les deux sociétés d'étudiants: fusion de l'Helvétia et de Zofingue en 1855 et nouvelle rupture en 1857. A cela s'ajouta, de 1864 à 1868, une crise d'effectifs qui mit en péril l'existence même de l'Helvétia vaudoise. Mais l'ardeur du dernier membre actif, Emile Meystre, permit à la section de se reconstituer et dès lors, elle ne sera plus inquiétée. Une fois leur dernière crise digérée, les Helvétiens vaudois reprirent leurs activités politiques. Ils luttèrent avec succès contre l'adoption d'une nouvelle constitution fédérale en 1872 au nom du fédéralisme alors qu'ils s'engagèrent avec force pour l'acceptation de la nouvelle constitution vaudoise de 1885. Enfin, en 1891, grâce au travail acharné de deux Anciens Helvétiens, Louis Ruchonnet et Eugène Ruffy, l'Académie de Lausanne devint une Université.

En 1916, les Helvétiens décidèrent de construire une Maison helvétienne et, en 1917, achetèrent le Numéro 6 de la rue Pierre-Viret dans le but de la détruire et de la remplacer par une nouvelle demeure. Mais après la guerre, les finances de la société étaient en mauvais état et l'on se contenta de conserver la bâtisse telle qu'elle était. En 1921, les Actifs emménagèrent dans la nouvelle Maison helvétienne et, en 1925, la société coopérative de la Maison helvétienne devint définitivement propriétaire de cet immeuble construit en 1795.

 

L'engagement politique de l'Helvétia se reflète dans la présence de ses membres dans l'appareil étatique. Ainsi, les conseillers fédéraux suivant furent membres de l'Helvétia vaudoise:

Louis Ruchonnet de 1881 à 1893
Eugène Ruffy de 1893 à 1899
Marc Ruchet de 1899 à 1912
Camille Decoppet de 1912 à 1919
Ernest Chuard de 1919 à 1928
Rodolphe Rubattel de 1947 à 1954


© 2007-2011 Société d'étudiants Helvetia (les extraits de texte sont la propriété de leur auteurs respectifs.)

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